je culpabilise

D’où vient la culpabilité

Ce sentiment provient de l’influence des parents, des éducateurs, des religions, de nos CROYANCES ainsi que de nos PEURS et de nos BLESSURES non réglées.
Nous nous sentons coupables, car nous croyons devoir vivre selon certaines valeurs.
Plus la croyance est forte, plus la culpabilité le devient.

Les deux facettes de la culpabilité

Se sentir coupable est normal dans la mesure où il s’agit d’une « saine culpabilité » et sans ce sentiment, nous serions tout simplement privées de conscience morale ! C’est un sentiment qui naît avant tout de la peur du gendarme. Il peut également s’agir de culpabilité empathique, on se met à la place des autres et de ce qu’ils ressentent, et l’on cherche éventuellement à se faire pardonner.
Mais lorsque la culpabilité paralyse toutes les actions quotidiennes, on parle de culpabilité pathologique. C’est le genre de culpabilité à laquelle il est difficile de trouver une cause rationnelle.

Les différentes formes de culpabilité pathologiques:

– Un fait ancien qu’on ne digère pas : on regrette un acte qu’on a commis il y a longtemps. Il s’agit de parvenir à réconcilier avec soi-même, mais aussi parfois avec quelqu’un.
– La culpabilité au quotidien
elle découle de moindres faits et gestes courants et peut facilement gâcher la vie de celui qui la subit. Par exemple, regretter chaque jour d’avoir dit ou fait telle ou telle chose, d’avoir pu blesser quelqu’un par telle parole…On se sent alors constamment coupable dans notre relation avec les autres.

– La culpabilité anticipative
on s’empêche d’agir ou de parler de peur de déranger untel ou untel, ou de se rendre coupable de quelque chose.
– On se reproche sans cesse un fait dont on n’est nullement coupable : c’est le cas de l’enfant qui se sent responsable du divorce de ses parents ; de la femme qui se sent coupable d’avoir divorcé… Au final, certaines personnes se sentent même coupables d’exister !

Comment déculpabiliser:

– Soyons modestes. Nos culpabilités sont souvent disproportionnées. Il y a même des culpabilités que l’on pourrait appeler orgueilleuses, un peu comme si nous étions convaincues que le monde tourne autour de nous !
– Essayons d’identifier sereinement les raisons qui nous plongent dans la culpabilité afin de se débarrasser au plus vite de ces sentiments négatifs. De plus, ceux qui se sentent trop coupables peuvent facilement devenir des culpabilisateurs pour leur entourage.
– Prendre conscience des valeurs religieuses, morales de la société qui érigent en permanence un idéal difficile à atteindre, et même invivable. Partant de là, on est tous forcément coupables de nos petites paresses et faiblesses quotidiennes !
– Donnons-nous le droit d’être humain avec nos faiblesses, nos limites, nos peurs.
– Acceptons le fait que l’on n’est pas responsable du malheur des autres.
A vrai dire, on est responsable que de nos propres actes, pensées et paroles. Sans cette prise de conscience, on peut aisément enfermer l’autre dans un rôle de victime.
En un mot, acceptons de ne pas pouvoir tout maîtriser !

– Le plus important reste sans doute de pouvoir se pardonner. Bien qu’il puisse paraître facile de se dire : « je paie ma faute puisque je souffre », ce n’est certainement pas l’attitude à adopter, car on se considère alors comme entièrement mauvaise. Le but est de s’autoriser à vivre à nouveau comme un être libre !

En résumé:

Retenons que la culpabilité représente une des plus grandes entraves à l’estime de soi et à l’évolution de l’être. Elle contribue à nous maintenir dans ce que nous ne sommes pas, et nous enlève la joie de vivre, le goût du risque.et nous apportant des peurs et engendre des problèmes de santé.

Olga TOMETY